Soutenir la recherche archéologique bénévole

L’Aspaa pense et est persuadée que les bénévoles peuvent participer à la recherche scientifique et soutient les publications de ces chercheurs.

Ces chercheurs bénévoles publient dans les Cahiers d’Archéologies Aveyronnaises ou éditent des livres comme « Hommes Et Femmes De Pierre – Statues-Menhirs Du Rouergue Et Du Haut-Languedoc ». Tous ces ouvrages sont disponibles au musée de Montrozier, au musée Fenaille et dans toutes les bonnes librairies.

L’Aveyron est un département particulièrement dynamique en ce qui concerne l’archéologie bénévole comme le démontrent les nombreuses publications ou les opérations archéologiques autorisées par le SRA, service régional d’archéologie (prospections diachroniques ou thématiques, sondages, fouilles, surveillance de chantier).

Parmi les bénévoles qui ont fondé l’archéologie aveyronnaise mais nous ont malheureusement quittés, nous pouvons citer :

  • l’abbé Hermet, inventeur des statues-menhirs, il a dans un deuxième temps consacré ses recherches au site de la Graufesenque.
  • l’abbé Cérès a fouillé notamment les villae d’Argentelles (Montrozier), de Mas Marcou (Monastère).
  • Louis Balsan, archéologue et spéléologue, a publié de très nombreuses découvertes et analyses de la Préhistoire à l’Epoque Moderne. Il est le précurseur des recherches scientifiques contemporaines et membre éminent de la Société des Lettres.
  • Georges Costantini grand spécialiste du Néolithique caussenard a réalisé de très nombreuses opérations Il a notamment fouillé les stratigraphies de référence des grottes de Sargel et des Treilles. Il a mis en lumière une des premières métallurgie du cuivre en France et donné son nom à la culture du Groupe des Treilles.
  • Jean Maury a étudié plus particulièrement le Mésolithique aveyronnais et a fondé la club archéologie de la Mjc de Rodez. Il a publié dans des revues prestigieuses comme le bulletin de la société préhistorique française.
  • Marcel Lacas, infatigable prospecteur du Causse il a découvert et signalé de nombreux sites et cavités
  • Lucien Dausse s’est consacré à l’époque gallo-romaine. Nous lui devons une connaissance détaillée de Segudunum, les thermes des Balquières, des découvertes de villae…
  • Jean Pujol a travaillé en particulier sur l’époque médiévale. Sa fouille des fossés du château de Bertholène fait référence. Son ouverture d’esprit l’a conduit à s’intéresser à des époques différentes.

Deux grands professionnels nous font l’honneur d’adhérer à l’Aspaa : Alain Vernhet, spécialiste national de la céramique sigillée qui a fait découvrir le site de la Graufesenque à de nombreux archéologues et Jean Delmas, directeur des archives départementales, qui apporte son regard historique aux approches archéologiques avec une pertinence constante depuis de nombreuses années.

Actuellement, des chercheurs bénévoles continuent à œuvrer pour la connaissance et la protection du patrimoine. La liste suivante (non exhaustive, que les absents nous pardonnent et se signalent) en présente certains par ordre temporel de période de prédilection :

  • G. Bories, président d’honneur de l’Aspaa, a mis en évidence une présence très ancienne de l’homme en Rouergue pour la période du paléolithique inférieur par de nombreuses publications. Il a fouillé aussi et restauré des dolmens sur le Causse Comtal. Il anime enfin de nombreux ateliers d’initiations à l’archéologie.
  • E. Flament analyse les outils lithiques des périodes préhistoriques.
  • J.P. Serres a renouvelé l’étude des statues menhirs mais s’est aussi intéressé à l’occupation humaine des cavités dont il a souvent arpenté les couloirs.
  • M. Maillé a réalisé un inventaire de référence des statues menhirs et en a découvert de nouvelles. Il a publié un ouvrage de référence sur ce thème.
  • J. Lourdou produit des inventaires des dolmens du département par commune qui sont incontournables pour protéger ces monuments précieux mais fragiles. Son activité foisonnante s’accompagne d’une surveillance très pointue et efficace des sites menacés.
  • A. Courville milite pour une défense des dolmens (protection, bornage…) et réalise un état sanitaire de ces monuments sur la commune de Salle la source.
  • P. Le Lay étudie les voies celto-romaines de l’Aveyron et de la Lozère en partant des données de terrain.
  • Y. Blanc travaille sur l’époque gallo-romaine et a réalisé des prospections notamment sur le Levezou et l’aqueduc de Rodez.
  • R. Laurière s’intéresse à l’histoire de l’art et a étudié plus particulièrement les églises à chevet plat et angles arrondis en Rouergue.
  • M. Couillaud a publié un livre sur les abbayes médiévales.
  • P. Bouscayrol s’intéresse notamment aux époques historiques et publie régulièrement des comptes rendus d’opérations archéologiques dans les Cahiers d’ Archéologie Aveyronnaise.
  • Raymond Laurière a étudié les églises du Villefranchois.
  • M. Guibert approfondit plus particulièrement l’Epoque Moderne et l’archéologie industrielle à travers les fours de verriers.
  • D. Pélissier a étudié les traces archéologiques dans les grottes du Causse Comtal et prospecte le sanctuaire rural de Cadayrac (Salles-la-Source).
  • J. Poujol a étudié de nombreux sites sur des périodes variées et a contribué à des inventaires importants (période médiévale, roches à cupules…).

Ces chercheurs bénévoles publient des articles ou des ouvrages sur leur thème mais de nombreux autres bénévoles participent aussi à la vie de l’archéologie départementale et sont indispensables pour assurer la valorisation et la protection du patrimoine. Pour en citer quelques-uns mais ils sont bien sûr beaucoup plus nombreux : D. Espitalier, A. Soubrié, A. Domergue, P. Fraudet, I. et D. Piana, Y. Durand…

Ce petit descriptif montre, s’il en est besoin, qu’une archéologie bénévole de qualité, conviviale, au plus proche des territoires a encore et toujours sa place dans le paysage très professionnalisé de l’archéologie contemporaine.

L’Aspaa soutient ce courant de recherche car il contribue efficacement à la connaissance et à la protection du patrimoine.